Si vous vivez avec le diabète de type 1, vous avez peut-être déjà remarqué que votre glycémie ne réagit pas toujours de la même façon après un repas. Parfois, elle monte rapidement après avoir mangé. D’autres fois, elle semble rester stable au début, puis augmenter quelques heures plus tard.
Pourquoi? Parce que la quantité de glucides n’est pas le seul élément qui influence la glycémie. Au-delà des nombreux facteurs qui peuvent influencer la glycémie (p.ex. activité physique, stress, sommeil, hormones), la composition du repas joue elle aussi un rôle important.
La composition du repas a son importance
La quantité de glucides n’est donc pas le seul élément qui influence la glycémie. Les autres nutriments (p.ex., protéines, matières grasses) qui composent le repas vont aussi avoir un impact sur la vitesse et la durée de la hausse de la glycémie. Voici quelques éléments à garder en tête pour vous permettre d’y voir plus clair :
- Les sucres simples : Les aliments riches en sucres simples, comme les jus, les boissons sucrées, les céréales sucrées ou la confiture, sont rapidement digérés et absorbés. Ils peuvent donc entraîner une hausse rapide de la glycémie. Par exemple, un déjeuner composé de céréales sucrées, de pain blanc avec de la confiture et d’un jus d’orange contient des glucides rapidement disponibles. La glycémie peut alors monter rapidement après le repas.
- Les fibres : On retrouve les fibres notamment dans les légumes, les fruits, les légumineuses et les grains entiers. Elles peuvent ralentir la digestion et l’absorption des glucides. L’augmentation de la glycémie peut alors être plus lente.
- Les gras : Les matières grasses peuvent ralentir la digestion. Après un repas riche en matières grasses (p.ex. pizza, poutine), la glycémie peut donc monter moins rapidement au début, puis augmenter plus tard et rester élevée plus longtemps.
- Les protéines : Lorsqu’elles sont consommées en grande quantité, les protéines peuvent contribuer à une hausse plus tardive de la glycémie, parfois plusieurs heures après le repas. Cet effet peut être particulièrement marqué lorsqu’elles sont consommées avec des glucides.
Une même quantité de glucides, mais un impact différent sur la glycémie
Imaginez deux repas contenant chacun 50 g de glucides. Si l’un est principalement composé de glucides qui seront digérés rapidement et que l’autre contient davantage de fibres, de matières grasses ou de protéines, l’impact sur la glycémie peut être très différent.
Comprendre ces effets peut aider à mieux expliquer certaines hausses de glycémie et à réfléchir à différentes façons de les gérer.
Et l’insuline?
Peu importe ce que l’on mange, l’insuline va toujours agir sur la glycémie de la même façon. Ce qui change, c’est la façon dont les aliments sont digérés et dont le glucose (sucre) arrive dans le sang. Selon la composition du repas, certaines stratégies, comme ajuster la dose ou le moment d’administration de l’insuline, peuvent être utilisées pour mieux faire correspondre l’action de l’insuline à l’évolution de la glycémie.
Avant de mettre en place des stratégies liées à l’insuline, il peut aussi être intéressant de jouer sur la composition du repas ou l’ordre dans lequel les aliments sont consommés (p.ex. commencer par les légumes et les protéines, puis manger les glucides). Pour certaines personnes, ces petits changements peuvent contribuer à rendre la courbe de glycémie plus prévisible.
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Écrit par:
Sarah Haag, infirmière clinicienne, BSc.
Révisé par:
Amélie Roy-Fleming DtP, MSc, ÉAD



