Initialement publié le 23 septembre 2024

Mise à jour le 17 septembre 2026

Le diabète de type 1 (DT1), comme plusieurs maladies chroniques, peut « ouvrir la porte » aux virus et aux bactéries, particulièrement quand les glycémies sont élevées sur une longue période. 

Selon l’âge et l’équilibre des glycémies, une personne vivant avec le DT1 a  jusqu’à quatre fois plus de probabilité d’être admis à l’hôpital pour cause d’infection que la population générale. Le risque de décès, même s’il est rare, est lui aussi plus élevé en contexte de DT1.

Comme les vaccins permettent de mieux combattre les infections, en particulier les virus, les associations d’experts en diabète et la santé publique recommandent aux personnes vivant avec le DT1 de suivre le calendrier de vaccination pour la population générale, et d’y ajouter quelques vaccins souvent offerts gratuitement aux personnes vivant avec le diabète. 

Avant de prendre rendez-vous, discutez-en toutefois avec votre équipe de soins. Même si les vaccins sont sécuritaires et peuvent être utilisés en contexte de DT1, certains ne sont pas indiqués si vous avez des allergies ou que votre système immunitaire est particulièrement affaibli (p. ex. si vous recevez des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire : traitement pour certains cancers ou certaines formes d’arthrite, ou après une greffe d’organe).

Le cercle vicieux entre DT1 et microbes

Au quotidien, si les glycémies sont supérieures à 10,0 mmol/L la plupart du temps, le système immunitaire peut être affaibli et rendre la personne plus vulnérable à l’attaque des virus et des bactéries.

Lors de maladies, les glycémies pourraient être encore plus élevées et d’autant plus difficiles à maintenir dans la cible (entre 4,0 et 10,0 mmol/L), ce qui prédispose aux complications (p. ex. pneumonie avec hospitalisation). En effet, une infection représente un stress pour le corps qui réagit en libérant une grande quantité de glucose dans le sang et en réduisant l’efficacité de l’insuline. La combinaison de ces deux phénomènes provoque des hyperglycémies, et il est donc souvent nécessaire d’augmenter les doses d’insuline. En cas de vomissements ou de difficultés à Si manger suffisamment il faut être vigilant pour prévenir les hypoglycémies. 

Le débalancement des glycémies en raison d’une infection peut accroître le risque de contracter d’autres virus ou bactéries. L’hyperglycémie à la suite d’une infection est d’ailleurs une cause importante de visites médicales additionnelles et d’hospitalisation.

Pour éviter de tomber dans ce cercle vicieux, il est important de maintenir un bon état de santé général, de limiter le tabac, d’adopter de bonnes habitudes d’hygiène (en particulier, se laver régulièrement les mains) et aussi d’envisager la vaccination.

La vaccination comporte-t-elle des risques?

Les vaccins ne garantissent pas une protection totale contre une maladie, mais la science a bien établi leur efficacité pour diminuer le risque de contamination et, surtout, le risque de contracter une infection grave. 

Des effets secondaires désagréables sont associés aux vaccins, comme des courbatures, de la douleur au site d’injection et de la fatigue, mais ils sont souvent modestes et transitoires. Le risque de complication grave est possible, mais très, très rare. 

Comme les avantages surpassent les inconvénients, la vaccination est jugée sécuritaire et est conseillée pour tout le monde, et d’autant plus aux personnes qui vivent avec le DT1. Bien qu’un es vaccin puisse entraîner  une hyperglycémie modérée et transitoire , l’infection, elle,  occasionne souvent une hyperglycémie importante et prolongée qui prédispose à des complications importantes (p. ex. symptômes plus importants, hospitalisation).

Les vaccins recommandés

Parmi les vaccins disponibles, certains sont spécifiquement recommandés aux personnes vivant avec le DT1. 

Le cas des enfants 

Selon différentes études, les enfants et les adolescents vivant avec le DT1 qui parviennent à maintenir leurs glycémies dans la cible la plupart du temps ne contractent pas plus de maladies et d’infections que ceux qui ne vivent pas avec cette condition. Par contre, une fois malades, leur risque de complications et d’hospitalisation est plus élevé.

La vaccination, en particulier contre le pneumocoque et la grippe, permet de mieux combattre les microbes et donc de prévenir les complications et le déséquilibre des glycémies en cas de maladie. Aucun risque additionnel de déclenchement d’autres maladies auto-immunes n’a été rapporté chez les enfants et les adolescents vivant avec un DT1.

Les autorités en matière de santé publique recommandent donc de vacciner les enfants selon le calendrier de vaccination régulier, en ajoutant le vaccin annuel contre la grippe à partir de l’âge de 6 mois.

Encourager la vaccination auprès de l’entourage

Les membres de l’entourage sont une source potentielle de transmission d’agents infectieux. Il est donc recommandé que leur carnet de vaccinations soit à jour, y compris le vaccin antigrippal saisonnier.

En bref, il est préférable d’être immunisé contre un virus ou une bactérie grâce à un vaccin, plutôt que de contracter  une infection.

Pour apprendre comment gérer la glycémie avant et après la vaccination, connectez-vous et consultez le cours sur la vaccination et les jours de maladie.

Références :

Écrit par :  Nathalie Kinnard, rédactrice scientifique et assistante de recherche

Révisé par :

  • Amélie Roy-Fleming DtP, MSc, ÉAD
  • Rémi Rabasa-Lhoret, M.D., Ph. D.
  • Sarah Haag, R.N., B. Sc.
  • Claude Laforest, Eve Poirier, Jacques Pelletier et Michel Dostie, patients partenaires du projet BETTER .

Révision linguistique par : Marie-Christine Payette